MON DIAMANT DE DRESSING

 

STUDIO RUE CAULAINCOURT

Paris 18

Année du projet : 2016

Coût du projet : 25.000€ TTC Hors Honoraires

Le premier souhait du client était de disposer d'un dressing important pour pouvoir ranger ses dizaines de costumes et de chemises dans son nouvel appartement de 35m². Il fallait que ce dressing soit original, discret et raffiné. Pour répondre à ces contraintes, le projet a consisté à travailler davantage la texture que l'espace. Hors de question de faire un espace cloisonné dans un si petit espace. Le dressing a donc été conçu comme une cloison texturée en facette qui rappelle les facettes d'un diamant. Il occupe un pan de mur entier. L’avantage est qu’il ne fait pas perdre de place car il s’appuie contre un mur très irrégulier et il a donc été l'occasion de redonner un peu de régularité à un espace totalement trapézoïdal. On perd des mètres carrés par son implantation au sol mais on gagne en sensation d’espace grâce à sa façade continue rectiligne.

La façade du dressing se transforme en crédence dans la cuisine. Alors que le studio était divisé en deux espaces (cuisine et séjour), le projet a consisté à créer un espace fluide dans lequel on pourrait facilement circuler, notamment autour du poteau. La cuisine a été pensée comme un meuble qui commence dès l’entrée et se finit en îlot dans l’espace principal et autour duquel on peut venir s’appuyer debout pendant que le chef est aux fourneaux ou prendre un verre sur des tabourets hauts. 

La cuisine et le dressing s’unissent grâce aux panneaux facetés réalisés en tôle d’aluminium et pliés à l’aide d’une fraiseuse numérique. Les tôles d’aluminium ont ensuite été montées sur des panneaux en MDF. Les poignées reprennent le motif des facettes des portes et des serrures invisibles magnétiques ont été installées pour pouvoir condamner les portes en cas de location ponctuelle de l’appartement.

L’idée principale de l’organisation de l’espace a été de décloisonner les fonctions. La façade du dressing se mue en crédence dans la cuisine, l’îlot de la cuisine fait office de bar, la salle à manger apparaît en transformant la table basse en table haute, les chaises sont empilées en sculpture qu’il faut défaire lorsque des invités sont là et le canapé côté dressing se transforme en lit. Les fonctions se côtoient et ne se tournent pas le dos créant ainsi des modes de vies pluriels et libres. L’espace est ainsi peu contraignant et garde une fluidité très confortable à l’usage. Tout y semble permis.